|
Maka Hannya Haramita Shingyo
Kan ji zai bo satsu. Gyo jin hannya haramita ji.
Sho ken go on kai ku do issai. Ku yaku.
Sharishi shiki fu i ku ku fu i shiki shiki
Soku ze ku
Ku soku ze shiki ju so gyo shiki yaku bu nyo ze
Sharishi. Ze sho ho ku so. Fu sho fu metsu. Fu ku
fu jo. Fu zo fu gen. Ze ko ku chu. Mu shiki mu
ju so gyo shiki.
Mu gen ni bi ze shin i. Mu shiki sho ko mi soku
ho. Mu gen kai nai shi mu i shiki kai. Mu mu myo
yaku mu mu myo jin. Nai shi mu ro shi yaku mu
ro shin jin. Mu ku shu metsu do. Mu chi yaku mu
toku. I mu sho toku ko.
Mu chi yaku mu toku i mu sho toku ko
Bodai sat ta
E hannya haramita ko. Shin mu ke
Ge mu ke ge ko. Mu u ku fu. On ri
Issaï ten do mu sho. Ku gyo ne han. San
Ze sho butsu. E hannya haramita ko.
Toku a nokuta ra san myaku san bodaï ko chi.
Han nya ha ra mita. Ze dai jin shu. Ze dai myo shu.
Zemu jo shu. Ze mu to do shu. No jo issaï ku. Shin
Jitsu fu. Ko ko setsu han nya ha ra mi ta shu. Soku
Setsu shu watsu.
Gyatei, gyatei, haragyatei
Hara so gyatei. Bo ji
So wa ka.
Han nya shin gyo.
HANNYA SHINGYO p. 113 (la pratique du Zen, Taisen Deshimaru)
ou Makahannya haramita shingyo (Maha prajna paramita hridaya sutra en sanskrit). C'est l'essence du Sutra de la Sagesse Suprême, l'essence d'un ensemble de sutra très développés que l'on trouve dans six cents livres.
(si la plupart des textes traditionnels du zen sont d'origine chinoise VIIe-VIIIe siècles ou japonaise, celui-ci est d'origine indienne)
HANNYA SHINGYO
Essence du Sutra de la Sagesse Suprême
qui permet d'aller au-delà
Le Bodhisattva de la Vraie Liberté, par la pratique profonde de la Sagesse Suprême, comprend que le corps et les cinq skandha (sensation, perception, pensée, activité, conscience) ne sont que vacuité, Ku, et par cette compréhension il aide tous ceux qui souffrent.
O Sariputra, les phénomènes ne sont pas différents de Ku, Ku, n'est pas différent des phénomènes. Les phénomènes deviennent Ku, Ku devient phénomène (la forme est le vide, le vide est la forme...), les cinq skandha sont phénomènes également.
O Sariputra, toute existence a le caractère de Ku, il n'y a ni naissance ni commencement, ni pureté ni souillure, ni croissance ni décroissance.
C'est pourquoi, dans Ku, il n'y a ni forme, ni skandha, ni œil, ni oreilles, ni nez, ni langue, ni corps, ni conscience ; il n'y a ni couleur, ni son, ni odeur, ni goût, ni toucher, ni objet de pensée ; il n'y a ni savoir, ni ignorance, ni illusion, ni cessation de l'illusion ; ni déclin, ni mort, ni fin du déclin et de la mort, il n'y a ni origine de la souffrance ni cessation de la souffrance ; il n'y a ni connaissance, ni profit, ni non-profit.
Pour le Bodhisattva, grâce à cette Sagesse qui conduit au-delà, il n'existe ni peur ni crainte. Toute illusion et attachement sont éloignés et il peut saisir la fin ultime de la vie, le nirvana.
Tous les Bouddhas du passé, du présent et du futur peuvent atteindre à la compréhension de cette Sagesse Suprême qui délivre de la souffrance, le Satori, par cette incantation (Mantra) incomparable et sans pareille, authentique, qui supprime toute souffrance et permet de trouver la Réalité, vrai Ku :
gya tei gya tei – ha ra gya tei
hara so gya tei
bo ji so wa ka
Aller, aller, aller ensemble au-delà du par-delà, sur la rive du Satori.
La moelle épinière
Un long câble nerveux dans la colonne vertébrale recueille les sensations et en transmet un grand nombre au cerveau. Il transporte également des messages de l'encéphale à toutes les parties du corps.
Parmi les centres importants à la base de l'encéphale, il y a le thalamus et l'hypothalamus, ainsi que l'hypophyse (glande pituitaire) *, glande endocrine mais aussi relais nerveux ; c'est dans ces régions profondes du cerveau que sont enracinées les impulsions élémentaires : désirs d'attaquer et de tuer, de dominer et d'asservir, de violer ou d'être violé, d'aimer ou de haïr, d'être mère. C'est là le siège du subconscient freudien, le lieu de naissance des passions les plus primitives.
Le corps humain, par le Dr Fritz Kahn, chap. 21, p. 210
(*) ne pas confondre avec l'Epiphyse (glande pinéale)
... Un exemple particulièrement remarquable de transformation biogénétique est fourni par l'épiphyse, ou glande pinéale, ainsi appelée parce qu'elle ressemble à une minuscule pomme de pin. Il dut y avoir, parmi les ancêtres de l'homme, quelque reptile qui passait paresseusement ses jours dans les marécages de la Terre en sa jeunesse, regardant vers le ciel avec un troisième œil formé au milieu de son cerveau. Seuls, dans le voisinage de l'Australie, de rares représentants de cette classe, survivants d'un passé préhistorique presque disparu, conservent encore quelques vestiges d'un tel organe. Chez l'homme, il s'est transformé en une glande rougeâtre, conique et grosse comme un petit pois, logée en avant du cervelet.
... c'est une glande endocrine dont la sécrétion influe sur les glandes sexuelles.
p. 193
|